Humind exposait à VivaTech 2026 sur le Microsoft Startup Village, Hall 7, stand 2F59, le temps d'une journée, le 18 juin, pendant l'édition qui s'est tenue du 17 au 20 juin. Nous étions l'une des trois startups sélectionnées pour exposer sur le stand Microsoft ce jour-là. Une journée à faire tourner un agent de vente IA en direct, devant des gens qui n'avaient jamais entendu parler de nous, nous a montré ce que les retailers attendent réellement du commerce agentique. Voici ce que les visiteurs ont vraiment demandé, ce qui les faisait s'arrêter, et ce que nous en retenons.
Une journée dans le Hall 7, stand 2F59
VivaTech a fêté sa dixième édition du 17 au 20 juin 2026, à Paris Expo Porte de Versailles. Les organisateurs ont annoncé plus de 200 000 visiteurs de 165 nationalités, plus de 15 000 startups, plus de 4 500 exposants (dont 61 % d'internationaux) et 1 155 intervenants, d'après les chiffres publiés après le salon.
À cette échelle, un stand fonctionne comme un filtre. Vous avez environ dix secondes pour faire s'arrêter quelqu'un, et à peu près quatre-vingt-dix pour lui donner envie d'écouter.
Ce jour-là, nous étions sur le Microsoft Startup Village, avec les autres startups de la troisième promotion du Microsoft GenAI Studio, trois d'entre nous exposant ce jour-là sur le stand.
Ce que les retailers demandent vraiment à un agent de vente IA
Nous nous attendions aux objections classiques : le prix, la charge d'intégration, « nous avons déjà un chatbot ». Il y en a eu. Mais les questions qui sont revenues encore et encore, de la part de directeurs e-commerce, de responsables service client, de responsables CRM et de plusieurs CTO, étaient beaucoup plus précises et beaucoup plus mûres qu'en 2025. Cinq d'entre elles ont dominé.
1. D'où vient la réponse ?
C'est la question la plus fréquente, et presque personne ne l'a formulée en « vous utilisez quel modèle ». Ce qui intéresse, c'est l'ancrage : le catalogue, les fiches produit, la politique de livraison, le centre d'aide, la liste d'ingrédients. Les équipes retail considèrent désormais que le modèle est la partie facile ; ce qu'elles veulent voir, c'est ce qui l'encadre. C'est exactement le pari de nos agents IA spécialisés pour le e-commerce : un agent entraîné sur le catalogue, le stock et les règles de la marque, pas un assistant généraliste posé sur le site.
La démo qui a systématiquement fonctionné n'est pas la plus spectaculaire. C'est celle où l'on pose à l'agent une question étroite et précise sur une variante produit, où l'on obtient une réponse juste, et où l'on montre ensuite d'où venait cette réponse. La traçabilité convainc plus vite que l'aisance de rédaction.
2. Que fait-il quand il ne sait pas ?
Deuxième question la plus fréquente, et la plus révélatrice. Personne, à VivaTech, n'avait peur d'une recommandation moyenne. Tout le monde voulait éviter une réponse fausse et assurée, envoyée à un client à 23 heures avec le logo de la marque dessus.
Nous avons donc commencé à démontrer l'échec volontairement : poser une question que l'agent ne peut pas connaître, et montrer qu'il le dit, puis qu'il passe la main à un humain avec toute la conversation attachée. Cette séquence de trente secondes a débloqué plus d'échanges que n'importe quel carrousel de recommandations.
3. Comment prouvez-vous la qualité des réponses ?
La suite logique de la question précédente, et elle est revenue tout au long de la journée. Notre réponse tient en deux temps. Avant la mise en production, nous testons l'agent en lot sur des centaines de questions pour vérifier la pertinence de ses réponses sur le catalogue réel de la marque. Puis en production, chaque conversation est analysée, résumée et classifiée, et chaque message est contrôlé sur trois axes : le respect du ton de voix de la marque, le respect des règles qui lui ont été données, et la factualité produit.
Montrer ce dispositif a souvent été le moment où la conversation basculait de la curiosité à la discussion d'implémentation.
4. Qu'est-ce que ça m'apprend que mes analytics ne me disent pas ?
À peu près la moitié de l'intérêt réel sur le stand ne portait pas du tout sur le widget côté acheteur. Il portait sur le back-office marchand. Qu'est-ce que les gens écrivent, avec leurs mots, juste avant de partir ? Quelle page produit génère cinquante fois la même question chaque semaine ? Quelle règle de livraison n'est comprise par personne ?
Les responsables produit et les merchandisers se sont animés sur ce sujet d'une manière qui nous a surpris. Un historique de conversations, c'est de la voix du client non structurée, à un volume qu'aucun questionnaire n'atteindra jamais. 2026 est clairement l'année où les équipes retail ont commencé à traiter cette matière comme une source d'analyse plutôt que comme un coût de support.
5. À qui appartient la conversation quand un humain reprend la main ?
Plus l'organisation est grande, plus cette question arrive tôt. Règles de reprise, rôles et permissions, qui voit quoi, ce qui est journalisé, ce qu'il advient d'une conversation escaladée deux fois. Les grands comptes n'achètent pas un agent, ils achètent un mode de fonctionnement autour de l'agent. Cette distinction structure une bonne partie de notre feuille de route.
Des marques plus grandes, des questions différentes
Le fait marquant de la journée : nous avons rencontré des marques nettement plus grandes que celles avec lesquelles nous travaillons habituellement, au moment même où nous commençons à travailler avec des clients enterprise. Leurs problématiques ne sont pas les mêmes : la sécurité, le SSO, l'hébergement des données arrivent dans la conversation avant même la démonstration. Ce sont des sujets que les marques plus petites ne soulèvent presque jamais, et ils ont directement nourri notre feuille de route.
Les délégations guidées ont été l'autre surprise. Il en est passé beaucoup, au chronomètre, avec des questions d'une diversité que nous n'avions rencontrée nulle part ailleurs : comment nos IA sont entraînées, où la donnée est consommée et hébergée, comment le dispositif s'intègre dans un système d'information existant. Plusieurs CTO de grandes entreprises nous ont aussi partagé leur lecture interne du sujet, jusqu'à la question qu'ils se posent eux-mêmes : construire cette expertise en interne, ou s'appuyer sur des solutions spécialisées qui en font leur métier.
Ce qu'une journée de démo en direct nous a appris sur la démo
Au-delà des retours produit, une journée de démonstration en continu a changé notre façon de présenter le produit.
- Une vraie boutique bat toujours des slides. Chaque fois que nous ouvrions une présentation, l'attention chutait. Chaque fois que nous ouvrions un site marchand réel avec l'agent dessus, les gens se penchaient et se mettaient à taper.
- Donnez le clavier. La meilleure démo est celle que le visiteur conduit. Elle fait aussi remonter les questions auxquelles vous n'auriez jamais pensé, ce qui est précisément l'intérêt d'être là.
- Posez vous-même la question qui fâche. Devancer le moment « et s'il hallucine » transforme un échange défensif en moment de crédibilité.
Ce que change un village Microsoft
Être sur un village qui porte un nom auquel les gens font déjà confiance change les dix premières secondes : la conversation démarre directement à « qu'est-ce que ça fait », et le village attire un flux de visiteurs et de délégations qu'un stand isolé dans une allée secondaire ne voit jamais.
La journée a aussi été médiatique. Alexis a pitché Humind sur la scène du stand, a enregistré un podcast avec un dirigeant de Microsoft France, et nous avons donné plusieurs interviews à des journalistes présents sur le salon. J'aime les startups en a tiré un article qui cite nos résultats : 21 % de ventes en plus et 19 % de hausse du panier moyen.
Tout cela découle du programme Microsoft GenAI Studio, à STATION F. Dans l'article publié par Microsoft le 20 mai 2026, après le Demo Day de la promotion, il est indiqué que les visiteurs qui interagissent avec notre agent convertissent jusqu'à 21 % de plus que les autres, et que la taille moyenne de nos nouveaux clients a triplé en quatre mois. Plus tôt, dans un article publié par SKEMA le 14 janvier 2026, Humind était décrit comme travaillant avec une centaine de clients, dont Puressentiel, Izipizi, La Chaise Longue et Supersmart.
Quatre choses à retenir, même si vous n'y étiez pas
- Le marché a dépassé la question « est-ce que l'IA marche en e-commerce ». La question porte désormais sur la gouvernance : sourcing, refus, escalade, traçabilité, preuve de la qualité.
- Les marques enterprise arrivent sur le sujet, avec leurs exigences propres : sécurité, SSO, hébergement des données, et des cycles plus longs qui se préparent tôt.
- La donnée conversationnelle devient un intrant merchandising et produit, pas seulement un indicateur de support.
- Les grands comptes évaluent le mode de fonctionnement autour de l'agent autant que l'agent lui-même.
Si ces questions ressemblent aux vôtres, le chemin le plus rapide vers une réponse est le même que dans le Hall 7 : le voir tourner sur un vrai catalogue. Vous pouvez découvrir notre approche du commerce agentique, parcourir des cas d'usage e-commerce concrets, ou simplement réserver une démo en direct et prendre le clavier, exactement comme nos visiteurs.





















