En juin 2025, Humind était désigné lauréat du concours Petit Poucet dans la catégorie ConsumerTech, sur 386 candidatures. Un an plus tard, de retour dans la salle pour la remise des prix 2026, voici ce qu'un jury a vu dans un assistant de vente IA pour le e-commerce, et ce que cette reconnaissance a réellement changé.
Un concours étudiant devenu 100 % tech
Le concours Petit Poucet a été créé en 2002 par Mathias Monribot et a accompagné plus de 200 projets depuis. Il s'adresse aux étudiants et aux fondateurs diplômés depuis moins de deux ans. La fenêtre est étroite, et c'est un vrai filtre : on vous juge au moment précis où vous n'avez presque rien à montrer, à part l'idée, les premières lignes de produit et les premiers clients qui ont dit oui.
En 2025, le concours est repris par Benoît Charles-Lavauzelle et Fabrice Bernhard, cofondateurs du Groupe Theodo et anciens lauréats eux-mêmes. Ils en font une édition entièrement dédiée à la tech, organisée autour de cinq catégories : IndusTech, ConsumerTech, ServiceTech, HealthTech et Tech for Tech, avec un seul lauréat par catégorie.
Cette première édition tech a reçu 386 candidatures. Trente finalistes ont pitché à Paris en mai 2025, et cinq noms en sont sortis. Le nôtre en faisait partie, en ConsumerTech, aux côtés de SpaceLocker (IndusTech), Leia (ServiceTech), Pictaderm (HealthTech) et SkAI Tech (Tech for Tech). Les résultats ont été annoncés publiquement en mai 2025, et les prix remis lors de la Petit Poucet Party, à Paris, le 14 juin 2025.
Ce qu'un jury a vu dans un assistant de vente IA pour le e-commerce
La phrase imprimée à côté de notre nom dans l'annonce ne parlait ni de modèle, ni de base vectorielle, ni de latence. Elle parlait d'expérience client : « l'expérience client parfaite avec le premier assistant de vente IA pour e-commerce ». C'est la formulation du concours, et elle explique notre présence dans la catégorie ConsumerTech.
Le problème sur lequel nous travaillons n'est pas technique. Dans un magasin, quelqu'un vous accueille, pose deux questions, remarque que vous hésitez entre deux références et vous en propose une troisième que vous n'aviez pas vue. En ligne, cette personne a été remplacée par une colonne de filtres et un champ de recherche. Tous les marchands que nous rencontrons décrivent le même symptôme : le trafic arrive, navigue et repart sans avoir posé la question qui aurait débloqué l'achat.
Jugés sur l'acheteur, pas sur la stack
Le pitch final se tenait devant un panel d'investisseurs et d'entrepreneurs, dont Vincent Torres, alumni du concours et fondateur de Revers.io, qui a ensuite présenté notre prix sur scène lors de la Petit Poucet Party, avec un discours dont nous nous souvenons encore. Personne dans ce jury ne nous a demandé quel modèle nous faisions tourner. On nous a demandé si un acheteur termine la conversation en sachant quoi acheter, si un marchand apprend quelque chose qu'il ne savait pas déjà, et ce qui se passe quand l'agent n'a pas la réponse. Un an après, ces trois questions sont toujours celles qui nous servent, en interne, à arbitrer la roadmap. On voit où cela nous a menés sur la page commerce agentique et dans les cas d'usage déployés aujourd'hui chez les marchands.
Ce qu'un prix change vraiment à ce stade
Quatre choses, concrètement.
La première, c'est une validation venue de l'extérieur. Un jury d'entrepreneurs qui sort votre dossier de 386 candidatures, sans rien vous devoir, c'est le premier signal qui ne vient ni de vos proches ni de votre école. À ce stade d'une entreprise, une ligne de reconnaissance fait le travail que feront plus tard les noms de clients et les chiffres.
« Le prix est arrivé au moment précis où une validation extérieure change tout. Elle a crédibilisé la solution auprès de marchands qui ne nous connaissaient pas encore, bien avant que les chiffres puissent le faire. »
Alexis Hespelle
Cofondateur, Humind
La deuxième, c'est une phrase. « Lauréat Petit Poucet ConsumerTech 2025 » tient dans une signature d'email et dans un objet de prise de contact, et cette phrase a ouvert des portes qu'un email seul n'ouvrait pas.
La troisième est la plus concrète : une dotation de 10 000 euros. Elle a financé notre participation au One to One Retail E-Commerce Monaco en mars 2026, notre premier salon, dont nous avons raconté ce qu'il nous a apporté : plus de quatre-vingt-dix démos et une trentaine de clients signés. Peu de dotations peuvent revendiquer un meilleur rendement.
La quatrième, et la plus durable, c'est le réseau. Le prix donne accès à une communauté de plus de 200 alumni entrepreneurs passés par la même étape. C'est là que nous avons rencontré, entre autres, Benjamin Hakoun, cofondateur de Fittingbox, Jérôme Varnier, cofondateur d'Innovorder, ou Aurélien Tourret, cofondateur de Caneva, et la liste ne peut pas être exhaustive. Des fondateurs qui ont démarré comme nous démarrons, et qui sont passés par là où nous passons : leurs retours valent des mois d'essais-erreurs, et plusieurs des conversations qui ont le plus compté pour nous cette année ont commencé dans cette salle.
« Ce que le prix nous a réellement apporté ne se voit pas sur une slide : des entrepreneurs qui sont passés exactement par là où nous passions, et qui décrochent leur téléphone. Un an après, ce sont encore ces conversations qui comptent. »
Dan Castiel
Cofondateur, Humind
Un an après, de retour dans la salle côté alumni
Le 30 juin 2026, nous sommes retournés à la remise des prix Petit Poucet, à Paris, cette fois de l'autre côté de la salle. L'édition 2026 a reçu sensiblement plus de candidatures que la précédente, et nous avions nous-mêmes relayé l'appel à candidatures auprès de nos communautés plus tôt dans l'année.
Regarder cinq équipes recevoir la nouvelle que nous avions reçue douze mois plus tôt remet une année en perspective : presque rien de ce qui se passe entre deux remises de prix n'est visible de l'extérieur le soir où l'on gagne.
Où en est l'assistant de vente IA aujourd'hui
Entre les deux remises de prix, le produit a changé d'échelle. En janvier 2026, SKEMA Business School indiquait que Humind travaillait avec une centaine de marchands, dont Puressentiel, Izipizi, La Chaise Longue et Supersmart, et que nous avions été sélectionnés dans la troisième promotion du Microsoft GenAI Studio. En mai 2026, Microsoft publiait des chiffres issus de ce programme : les visiteurs qui échangent avec l'agent convertissent jusqu'à 21 % de plus que les autres, et la taille moyenne de nos nouveaux clients a triplé en quatre mois. En 2025, le jury avait retenu un argument sur ce qui manque à l'achat en ligne ; les chiffres sont venus le confirmer depuis.
L'équipe, elle, tient toujours en deux personnes, et nous recrutons. Entre-temps, nous nous sommes entourés autrement : une soixantaine d'agents IA nous épaulent au quotidien sur toutes nos tâches, du développement au support. C'est cohérent avec ce que nous vendons, et c'est probablement l'aperçu le plus honnête de ce à quoi ressemblera une entreprise fondée en 2026.
Si vous gérez une boutique en ligne et que vous voulez voir ce qu'un assistant de vente IA fait de votre catalogue, demandez une démo et nous vous montrons.





















